Le syndicat des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce, section locale 501 (TUAC 501), annonce que les syndiqué(e)s des Eaux Naya à Mirabel ont ratifié leur nouvelle convention collective, établissant leurs conditions de travail pour une durée de cinq ans. Cette entente s’inscrit dans la continuité d’une convention collective mature, permettant de maintenir les conditions de travail en place tout en y apportant des ajustements ciblés répondant aux réalités du milieu.
Au chapitre des salaires, les augmentations sont prévues de façon progressive pour l’ensemble des titres d’emploi et des échelons. Les syndiqué(e)s bénéficieront d’une augmentation rétroactive de 3 % en 2025, suivie de hausses de 2,75 % en 2026, de 2,5 % en 2027, de 2,5 % en 2028 et de 3,25 % en 2029.
La nouvelle convention collective prévoit aussi certains ajustements liés au quotidien de travail. La prime de repas passe de 15 $ à 20 $ pour les salarié(e)s qui effectuent 3 h 30 ou plus en heures supplémentaires non planifiées après leur quart régulier. Du côté des électromécaniciens, la prime passe de 0,75 $ à 1 $ l’heure travaillée.
De plus, le jour du Souvenir est désormais reconnu comme jour férié. En matière de congés sociaux, cinq jours sont accordés lors de la naissance d’un enfant, incluant dans le cadre d’un projet de grossesse pour autrui, de l’adoption ou d’une interruption de grossesse à compter de la vingtième semaine. Les deux premières journées sont rémunérées, et le congé peut être fractionné selon les besoins du salarié.
Concernant les examens médicaux, le remboursement des frais de stationnement est maintenu. L’indemnité de déplacement est toutefois augmentée et passe de 0,45 $ à 0,55 $ du kilomètre à partir du lieu de travail.
La convention encadre également la question du harcèlement psychologique en précisant qu’une seule conduite grave peut être reconnue comme telle si elle entraîne un effet nocif continu. Un mécanisme de plainte est prévu à cet effet selon la politique en vigueur.
« Cette entente s’inscrit dans la continuité du travail déjà accompli et permet de maintenir des conditions de travail solides, tout en apportant des ajustements concrets qui répondent aux besoins des membres. Elle reflète la stabilité de l’unité et le sérieux du travail de négociation », a déclaré Isabelle Roy, présidente des TUAC 501.


