C’est le 8 novembre dernier que s’est tenu la Soirée casino au profit du Musée régional d’Argenteuil. L’événement, qui a eu lieu au sous-sol de l’église St-André-Apôtre, s’est déroulé sous le thème des Années folles et a attiré près de 70 participants.
« Ça été une soirée très plaisante, a déclaré Robert Simard, directeur général du Musée régional d’Argenteuil. C’est sûr qu’on aurait aimé avoir beaucoup plus de gens. Cependant, tout le monde ou presque était déguisé, ce que j’ai trouvé super fin. »
Tables de blackjack, de roulette, de poker et même de courses d’animaux étaient au programme de cette soirée qui visait à récolter des fonds pour le Musée régional d’Argenteuil. C’était la première fois depuis quelques années que l’organisme organisait une collecte de fonds d’une aussi grande envergure et près de 4000 $ ont pu être récoltés.
« Pour nous, c’est un retour vers une campagne de financement. Je crois que ça faisait depuis 2016 que l’on n’avait pas tenu un événement aussi imposant, indique monsieur Simard. L’argent servira à renouveler certaines parties de notre exposition ainsi qu’à faire quelques travaux et du ménage dans notre collection à Harrington. »
En effet, rappelons qu’à la suite des inondations de 2017 et 2019, la caserne militaire de Carillon, propriété de Parcs Canada et qui abrite le Musée régional d’Argenteuil depuis sa création en 1938, a été endommagée, forçant l’organisme à déménager ses pénates pour les cinq à dix prochaines années à l’église Christ Church de Saint-André-d’Argenteuil. La relance des activités régulières du Musée a eu lieu l’an dernier dans ce nouvel espace tandis que les archives et items qui appartiennent à l’organisme sont entreposés à Harrington.
Un livre pour bientôt
Par ailleurs, le livre Usine de Brownsburg : 150 ans de production d’explosifs, annoncé en septembre dernier et co-écrit par monsieur Simard et Jean-Christophe St-James, ne devrait pas être lancé avant le début de 2026. Ce retard s’explique par divers impondérables, notamment la nécessité d’obtenir l’aval de l’entreprise australienne Orica, propriétaire du site dont il est question dans le document, quant au contenu du livre.
« C’est un gros projet, on ne s’attendait pas au départ à ce que ça prenne une telle ampleur, concède le directeur général du Musée quant aux retards encourus. On a concentré un projet de deux ans en seulement huit ou neuf mois. Malheureusement, on n’y est pas arrivé. Réalistement, le lancement aaura lieu en début de 2026. »
Racontant l’histoire de l’usine Orica de Brownsburg depuis ses débuts à la fin du XIXe siècle, il sera le premier livre édité par le Musée régional d’Argenteuil et le premier ouvrage scientifique sur l’histoire de la région à être publié depuis les années 60 selon monsieur Simard.
Pour la période hivernale, même si le Musée régional d’Argenteuil n’est pas accessible au grand public, l’organisme reste quand même ouvert pour accueillir des groupes. Il a notamment accueilli le Club Richelieu de Lachute pour l’un de ses soupers quinzomadaires (à toutes les deux semaines) ainsi que la députée provinciale de Bourassa-Sauvé, Madwa-Nika Cadet, dans le cadre d’une visite régionale. Des représentants de la Ville de St-Jérôme seraient également venus visiter le Musée afin de prendre des notes en vue de la création d’une institution semblable dans cette municipalité.
« Le Musée régional d’Argenteuil est une vieille institution : c’est le deuxième plus vieux musée privé au Québec après le Château Ramezay, rappelle Robert Simard. Ça nous donne une certaine notoriété et prestance. Les gens viennent voir comment on arrive à continuer à fonctionner et de quelle manière. »
Pour plus de renseignements sur le Musée régionla d’Argenteuil, visitez le www.museeargenteuil.ca.




