C’est le 29 janvier dernier que se sont tenues deux séances publiques de consultations sur le projet de train à grande vitesse (TGV) Alto à la salle Louis-Renaud de Brownsburg-Chatham. Environ 450 personnes auraient participé à l’une ou l’autre séance afin d’en apprendre plus sur le projet mais aussi pour faire part de leurs inquiétudes.
Rappelons que le projet de TGV Alto devrait relier Québec à Toronto, soit une distance d’environ 1000 km, avec des trains électriques roulant à plus de 300 km/h. Le premier tronçon qui devrait être réalisé devrait être celui entre Montréal et Ottawa et celui-ci devrait traverser à la rivière des Outaouais à la hauteur de la MRC d’Argenteuil.
Les séances de consultation tenues le 29 janvier dernier font parties de la vingtaine qui sont organisées par Alto le long du tracé. De type portes ouvertes, le public déambulait de kiosque en kiosque pour en apprendre plus sur divers aspects du projet tout en pouvant faire part de leurs interrogations et inquiétudes au personnel d’Alto.
Philippe Archambault, vice-président communications pour Alto, affirme que la population démontre énormément d’intérêt pour ce projet. « Les gens arrivent avec des questions, des craintes et des suggestions, mentionne-t-il. Les discussions sont très franches, très constructives. Ça nous permet de capter les commentaires qui vont nous assurer d’avoir une approche qui va nous éviter de revivre ce qui a été vécu dans le passé. »
Le passé, comme certains citoyens ont soulevé, est la crainte d’expropriations massives comme lors de la construction de l’aéroport de Mirabel dans les années 70. Monsieur Archambault souligne cependant que le projet et l’approche sont toutes les deux différentes qu’il y a 50 ans.
« On n’est pas dans la même approche qu’à Mirabel où il y avait eu de l’expropriation beaucoup plus que ce qui avait été nécessaire, dit-il. On va y aller à l’essentiel : on a un corridor de 1000 km de long mais on n’a qu’une emprise de 60 mètres de large seulement. »
Il ajoute qu’au lieu d’y aller vers des expropriations, Alto désire plutôt discuter avec les propriétaires touchés pour s’entendre de gré à gré. Autrement, l’entreprise viserait à suivre des emprises existantes, telles les autoroutes et les lignes électriques.
« Le défi que l’on a est que pour atteindre des vitesses de 320 km/h, il faut aller en ligne droite ou limiter autant que possible les courbes ou avoir des courbes beaucoup plus limitées, précise-t-il. Il faut trouver le meilleur compromis entre suivre les infrastructures existantes et les meilleures options lorsque ce ne sera pas possible. »
« Il y a encore différentes options, enchaîne-t-il. Avant de finaliser les études de faisabilité, techniques et environnementales, on veut s’assurer d’avoir été chercher les commentaires, questions, craintes et suggestions des gens par rapport au projet afin de déterminer le meilleur tracé qui va réduire les impacts sur les communautés. »
Un corridor d’environ 10 km de large est actuellement étudié par Alto. D’ici l’automne, un nouveau corridor plus précis d’un kilomètre de large sera dévoilé et sera soumis lui aussi à des consultations publiques. Un tracé définitif sera dévoilé après ces nouvelles consultations.
D’ici là, le public qui n’aurait pu prendre part aux consultations du 29 janvier peuvent visiter le site officiel d’Alto au www.altotrain.ca pour connaître les dates des prochaines consultations publiques. Il est aussi possible de participer à des consultations en ligne ainsi qu’à des vidéoconférences en consultant le site d’Alto.



