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Le TGV Alto traversera Argenteuil

Ceux qui réclament le retour du train de passagers dans la région verront leur souhait en partie se concrétiser. Le projet de train à grande vitesse (TGV) Alto, une société d’état fédérale, traversera la rivière des Outaouais à la hauteur de la MRC d’Argenteuil. Le hic : aucun arrêt n’est prévu ailleurs que dans les grands centres.

Annoncé il y a près d’un an, le TGV Alto devrait relier Québec à Toronto avec des trains circulant à plus de 300 km/h, soit le double de la vitesse des trains de Via Rail qui font actuellement cette liaison. Le corridor de près de 1000 km ne comptera que sept gares, toutes dans de grandes villes : Québec, Trois-Rivières, Laval, Montréal, Ottawa, Peterborough et Toronto. Il serait donc possible de faire le trajet de Montréal à Toronto en seulement trois heures selon l’entreprise.

« On parle de 1000 km de voies électrifiées réservées uniquement au transport de passagers, explique Benoit Bourdeau, porte-parole d’Alto. Avec des voies réservées, on ne se retrouve pas avec la même dynamique qu’avec Via Rail qui opère sur des voies du Canadien national et du Canadien Pacific où ils sont tributaires des trains de marchandises. Ça cause des délais. »

Or, il a été récemment annoncé que le premier tronçon de ce TGV, qui ferait du Canada le dernier pays du G7 à se doter d’une telle infrastructure, sera celui reliant Montréal à Ottawa en passant par Argenteuil. La construction devrait débuter d’ici la fin de 2029 ou au début de 2030, avec les premiers trains qui circuleraient vers 2037. Selon monsieur Bourdeau, entre 20 et 30 trains pourraient passer chaque jour dans chacune des directions, soit entre 40 et 60 convois quotidiennement.

D’ici là, Alto fait des consultations publiques pour prendre en note les commentaires de la population.

« On n’a pas de tracé précis pour l’instant mais on a un corridor assez large d’une dizaine de kilomètres à certains endroits, explique monsieur Bourdeau. On est en consultation pour aller chercher de l’information pour se faire une tête sur le tracé définitif. »

Notons que selon Alto, ses gares seront énormes : elles couvriront une superficie d’environ 4,2 hectares chacune. Jumelé au fait qu’un TGV lancé à pleine vitesse peut prendre plus de 3 kilomètres pour freiner en urgence et qu’il lui faut plus de 5 kilomètres pour accélérer à sa vitesse de croisière, l’ajout d’autres arrêts le long du parcours lui ferait perdre tout avantage concurrentiel avec la voiture ou l’avion.

Passage dans Argenteuil

Comme mentionné plus haut, les trains Alto traverseront la rivière des Outaouais à la hauteur d’Argenteuil, bien que l’on ignore encore à quel endroit très exactement. Selon le corridor actuellement à l’étude, cette traversée pourrait se faire n’importe où entre la terrasse Robillard, à St-André-d’Argenteuil, et le village de Grenville.

D’après Benoit Bourdeau, le choix de passer par les Basses-Laurentides et non par l’ouest de l’île de Montréal relève de considérations techniques : avec un train circulant à plus de 300 km/h, l’emprise de 40 à 60 mètres de la voie ferrée doit être entièrement protégée pour éviter les collisions qui pourraient être catastrophiques. Pour cette raison, il n’y aura aucun passage à niveau sur le tracé d’Alto.

« Le plus gros enjeu d’un TGV est que le tracé doit être le plus droit possible, poursuit-il. Une courbure dans le tracé fait en sorte que ça peut prendre entre 7 et 10 kilomètres pour que le train reprenne sa vitesse de croisière de 300 km/h. Le corridor ferroviaire existant plus au sud n’est pas optimal et on estime qu’en passant par le nord, il y aura moins de ces contraintes. »

Consultations

Au moment d’écrire ces lignes, des portes ouvertes consultatives étaient prévues à la salle Louis-Renaud de Brownsburg-Chatham le 29 janvier, à 11h et à 17h. D’autres consultations sont à l’horaire à Gatineau et St-Eustache en février prochain ainsi que par vidéoconférences. Il est aussi possible de commenter le projet sur le site web d’Alto (fr.consultation.altotrain.ca).

« Il est important de participer à ces consultations publiques, je ne le dirais jamais assez, lance Benoit Bourdeau. Il n’y a actuellement rien de décidé. Nous, on est basé à Montréal et on ne connaîtra jamais autant votre région que les gens qui y habitent. C’est donc important pour ceux-ci de venir nous donner du ‘feed-back’ le plus possible pour que l’on puisse prendre une décision qui est informée. »

Le porte-parole d’Alto indique que l’entreprise désire collaborer avec les instances locales, comme la MRC d’Argenteuil, avec qui elle a eu une rencontre le 21 janvier dernier.

« Cette collaboration est primordiale. Si on arrive avec nos gros sabots pour piétiner les régions, ça va être mal reçu. Les municipalités vont nous dire où il serait mieux de passer, explique monsieur Bourdeau, Notre but est d’être le moins intrusif possible et, dans la mesure du possible, on va essayer de suivre des emprises déjà existantes, comme des autoroutes, des lignes électriques, des pipelines… On veut aussi suivre la limite des lots pour éviter de les fragmenter. »

Au terme des présentes consultations, Alto retournera à la planche à dessin pour élaborer un tracé plus précis. Une autre ronde de consultations sur celui-ci devrait avoir lieu cet automne avant que la décision finale ne soit prise.

Pour plus de détails sur le train Alto, visitez le www.altotrain.ca.

 

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