Dans le cadre de la nouvelle programmation d’automne de l’Espace Culturel St-Gilles, l’artiste Guylaine Grenier a lancé son exposition intitulée « L’élan et l’Ancrage : Fusion d’eau et de terre » lors de son vernissage qui s’est tenu à l’Espace culturel St-Gilles dimanche dernier.
Guylaine Grenier privilégie l’approche intuitive dans sa relation personnelle avec les médiums utilisés, durant un processus de création où elle est attentive aux états de conscience qui y sont rattachés. Elle décrit sa pratique artistique comme un lieu de liberté, d’authenticité et de spiritualité.
Plusieurs toiles et sculptures inédites de l’artiste occupent maintenant les deux étages du centre culturel situé sur la route du Canton, à Brownsburg-Chatham, et ce, jusqu’au 9 décembre.
D’un côté, l’élan : des corps suspendus, capturés en plein vol, qui ornent les structures en bois de la salle d’exposition. Ils sautent et plongent en incarnant ce besoin viscéral de création, la prise de risque, le lâcher-prise et le vertige de la liberté face à l’inconnu.
De l’autre, l’ancrage : des structures façonnées de matières brutes telles que le bois et la paille, aux couleurs chaudes de la terre, pour asseoir l’inspiration. Les toiles, pour leur part, sont chargées de couleurs, de lumière et de détails qui ont tous leur histoire.
Les pièces présentées « donnent un visage à l’émotion, évoquent la nature, fusionnent l’eau et la terre pour résoudre la tension entre le grand saut créatif et l’assise fortifiée », selon la description offerte par l’artiste.
L’Espace culturel St-Gilles, ouvert il y a cinq ans par Nathalie Bélanger, diffuse et promeut les travaux d’artistes de différentes disciplines, en offrant un programme varié et d’une grande qualité.
La nouvelle programmation d’automne prévoit plusieurs films pour tous les âges via son ciné-club, des performances musicales et cette exposition d’art visuel.
Notamment, lors des Journées de la culture, le 26 septembre, il sera possible de voir, en présence des réalisateurs, le film « Baie-James 1975 : Le choc des Nations », qui revient sur le projet gigantesque de construction du complexe hydroélectrique La Grande par Hydro-Québec et le gouvernement de Robert Bourassa dans les années 1970, ainsi que sur l’affrontement historique avec les Cris qui se sont soulevés pour défendre leur territoire et leur culture, ce qui a mené à la signature de la Convention de la Baie-James.
En soirée, ce sera « Marche au pays réel », un documentaire de France L’Écuyer qui suit le voyage de deux aventuriers, Samuel Lalande-Markon et Simon-Pierre Goneau, qui ont traversé en 91 jours le Québec sur près de 3 000 kilomètres, en plein cœur de l’hiver, jusqu’au point le plus au nord, au cap Anaulirvik, près d’Ivujivik.
Quelques jours plus tard, le 30 septembre, dans le cadre de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le ciné-club offre un programme double spécial où les spectateurs sont invités à voir le film « Waseskun ». Ce documentaire de Steve Patry offre une incursion au centre de guérison Waseskun, où des hommes au passé trouble et violent suivent un plan de traitement thérapeutique basé sur la philosophie autochtone.
Ce film sera suivi de « Derrière chaque image, une histoire », un film de 2023 de François Fontaine, où celui-ci suit le projet de l’artiste Samian de redonner une identité aux Autochtones et aux Inuits qui sont portraiturés dans les nombreuses photos anonymes du Centre d’archives nationales du Canada.




