Une mobilisation de bénévoles est en cours afin de freiner la prolifération d’une importante colonie de chats sur la rue des Terrasses-Robillard, à Saint-André-d’Argenteuil.
On y compterait une centaine de chats errants, dont plusieurs chatons et femelles gestantes. Devant l’ampleur de la situation, des citoyennes ont entrepris de capturer les animaux afin de les faire soigner, stériliser et, lorsque possible, adopter.
Il y a quelques années, l’organisme Ré-chat-pés avait réussi à capturer une dizaine de chats afin de les stériliser et de les relâcher sur place. Toutefois, faute de ressources suffisantes, cette intervention n’avait pas permis d’enrayer la prolifération de la colonie, qui a continué de croître au fil des années.
Après avoir entendu parler de la situation, Priscillia Bravo, une citoyenne de Grenville-sur-la-Rouge, a décidé de prendre les choses en main afin de venir en aide aux résidents aux prises avec ce problème depuis plusieurs années.
Elle a ainsi réussi à capturer une vingtaine de chats. Avec une autre bénévole, elle a lancé une campagne de financement sur la plateforme GoFundMe, diffusée sur les réseaux sociaux, afin de couvrir les frais vétérinaires nécessaires pour soigner et stériliser les animaux avant de pouvoir les proposer à l’adoption.
Si certains chats présentent des problèmes de santé, particulièrement les chatons, la majorité semble être en bonne santé. Les animaux vivent à l’extérieur, mais disposent de petits abris aménagés par les voisins qui les nourrissent quotidiennement.
Cette situation représente toutefois un fardeau financier important pour les résidents. Pierre, l’un des voisins qui nourrit environ une trentaine de chats, affirme dépenser près de 50 $ par semaine uniquement pour leur alimentation. D’autres résidents assument également des dépenses afin de subvenir aux besoins des animaux.
Un problème qui dépasse les capacités des organismes
Le manque de ressources financières demeure le principal obstacle à la prise en charge de cette colonie.
Depuis plusieurs années, les organismes de protection animale de la région n’ont pas été en mesure de régler le problème, notamment en raison du nombre élevé de chats et des coûts associés à leur capture, à leurs soins et à leur stérilisation.
Allanna Courte, de Sauvetage Bennie Rescue, qui s’est rendue sur place afin d’évaluer la situation, estime qu’aucun organisme ne pourra venir à bout du problème à lui seul.
Selon elle, une collaboration avec la municipalité de Saint-André-d’Argenteuil sera nécessaire afin de débloquer des fonds et de mettre en place une intervention concertée pour freiner la croissance de cette colonie, dont la taille représente un défi considérable pour les bénévoles et les organismes de sauvetage animalier.




