En seulement quelques mois, l’entreprise Les Manufacturiers d’aluminium Ottawa (OAM) de St-André-d’Argenteuil ont reçu deux subventions du gouvernement fédéral totalisant 1,15 M$. Dans les deux cas, ces sommes ont été versées dans le cadre de programmes de Développement économique Canada (DEC) pour les régions du Québec.
La première subvention de 500 000 $ a été octroyée en octobre dernier dans le cadre du programme Croissance économique régionale par l’innovation de DEC. Celle-ci a permis à l’entreprise d’acquérir des équipements spécialisés.
La seconde subvention a été remise le 12 mai dernier. Cette fois-ci, la somme de 650 000 $ a été octroyée dans le cadre de l’Initiative régionale de réponse tarifaire (IRRT) du gouvernement fédéral, suite aux tarifs imposés par le gouvernement américain sur les produits d’aluminium provenant du Canada.
« Nos entreprises font preuve d’une résilience exceptionnelle face aux défis économiques actuels. L’appui annoncé par DEC aux Manufacturiers d’aluminium Ottawa lui donnera les moyens d’améliorer sa compétitivité et de diversifier ses marchés afin de consolider sa position ici comme à l’international, a déclaré le député d’Argenteuil-La Petite-Nation, Stéphane Lauzon. En soutenant la croissance de cette entreprise innovante, nous renforçons la vitalité économique des Laurentides. »
Aluminium résidentiel
En octobre dernier, lors de l’annonce de l’octroi de la première subvention, L’Argenteuil a visité les installations d’OAM alors que l’on inaugurait l’agrandissement de 4000 pieds carrés de l’usine qui a été payé en partie par celle-ci. Depuis, l’entreprise, qui louait les installations depuis 2012, a acheté la propriété située au 4, rue du Moulin.
Louis Maisonneuve, président d’OAM, explique que la compagnie qu’il a fondée avec son frère Jocelyn existe depuis 1990, au moment où ils ont lancé Les Gouttières des Laurentides. En 1995, ils construisent une nouvelle usine pour y fabriquer leurs produits et en 1999, ils ajoutent la distribution d’autres produits d’aluminium. L’entreprise, baése alors à Ottawa, change de nom pour Les Manufacturiers d’aluminium Ottawa, mieux connu sous le sigle de son nom en anglais, OAM.
Après avoir déménagé à St-Eustache, OAM a commencé à louer un espace à St-André-d’Argenteuil avant d’y déménager toutes ses activités.
« On a tout déménagé ici car la main-d’œuvre était disponible et on aimait beaucoup la région, raconte monsieur Maisonneuve. On est en train d’agrandir tranquillement l’entreprise : on vient de faire un premier agrandissement et un second s’en vient pour les bureaux. Quand on aura la chance d’acheter nos nouveaux équipements, on va pouvoir agrandir d’un autre 20 000 pieds carrés. »
Des gouttières et autres éléments pour leur installation lors de ses débuts, l’entreprise fabrique désormais toute une gamme de produits en aluminium pour la construction résidentielle, des fascias aux soffites en passant par des moulures. OAM vient d’ajouter une gamme de revêtements pour les résidences nommée Aluzion.
« C’est un revêtement en aluminium, d’une épaisseur de 32 millièmes de pouce qui est unique dans le marché. On l’offre en couleur noire ou blanche mais aussi en imitation de bois, ce qui est très populaire, mentionne le président de l’entreprise. On a breveté les crochets qui permettent aux tuiles de s’emboîter l’une dans l’autre. »
Au moment de rencontrer monsieur Maisonneuve, OAM possédait pas moins de trois centres de distribution à l’extérieur du Québec, soit en Nouvelle-Écosse (Halifax) et en Ontario (Mississauga et Cambridge). Un autre centre devait ouvrir à Barrie dans les semaines suivantes tandis que Calgary et Winnipeg étaient prévues en 2026. Au total, OAM emploie plus d’une soixantaine de personnes à travers le pays, dont une quarantaine uniquement à St-André-d’Argenteuil. Une dizaine d’emplois devaient être créés avec l’achat de nouvelles machines qui allaient être hébergées dans le nouvel agrandissement de l’usine.
« Tout est fabriqué ici. Notre procédé de fabrication demande beaucoup de connaissances, indique Louis Maisonneuve. Emmener les machines à l’extérieur, on n’aurait pas la même équipe qu’ici qui sait comment réagir s’il y a un bris ou un ajustement à faire. »




