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Plus de 170 courtepointes étaient présentées dans le cadre de cette quatrième exposition quinquennale de la Guilde des courtepointières d’Argenteuil. (Photo Francis Legault, EAP)

L’art de la courtepointe à l’honneur

Pour la quatrième fois seulement de son histoire, la Guildes des courtepointières d’Argenteuil exposaient publiquement les créations de ses membres à l’aréna de Lachute, du 6 au 8 juin. C’était une rare occasion pour le public de rencontrer ces créatrices et discuter de cet art textile.

Fondée en 1998, la Guilde des courtepointières d’Argenteuil compte aujourd’hui 60 membres, toutes des femmes bien qu’elle ait déjà compté des hommes dans ses rangs. Celles-ci ne proviennent cependant pas uniquement d’Argenteuil : plusieurs d’entre elles viennent de l’est-ontarien, d’ailleurs dans les Basses-Laurentides et même de Laval.

Depuis 2009, la Guilde organise une exposition à tous les cinq ans du travail de ses membres, la dernière ayant eu lieu à l’automne 2019. C’est qu’il faut beaucoup de temps pour réaliser une seule courtepointe et l’exposition de cette année en présentait plus de 170.

« Faire une courtepointe, ça peut prendre deux jours comme ça peut prendre un an, dépendamment de la technique utilisée, du design, du piquage…, explique Lucie Charlebois, présidente de la Guilde des courtepointières d’Argenteuil. C’est quelque chose de longue haleine! Le prix d’une courtepointe varie selon les tissus utilisés et le temps mis à la confectionner, selon la technique utilisée. »

Madame Charlebois souligne également que cette exposition permet non seulement de mettre en valeur le travail de ses membres mais aussi celui de l’art de la courtepointe en tant que tel.

« On promouvoit l’art de la courtepointe. C’est quelque chose qui existe depuis plus de cent ans mais depuis la Covid-19, les arts textiles, dont la courtepointe, ont connu un essor, explique-t-elle, mentionnant comme sa propre fille s’est mise à la couture à l’âge de 4 ans. De plus en plus de gens en font, autant des jeunes que des moins jeunes. Ce n’est plus que des gens à la retraite! Ça revient à la mode. »

La présidente de la Guilde argenteuilloise indiquait aussi être très heureuse de l’achalandage à l’exposition de cette année. Il faut dire que c’était la première fois que l’événement avait lieu à l’aréna de Lachute, un endroit qu’elle qualifie de plus facile d’accès et qui offre plus d’espace, ce qui a permis l’ajout d’une douzaine de kiosques de boutiques liées à l’art textile en provenance du Québec mais aussi de l’est de l’Ontario. On notait aussi la présence du Cercle des fermières de Lachute, qui mettait aussi de l’avant le travail de ses membres.

Une expertise reconnue

Rencontrée lors de l’exposition, Marie-France Décarie est membre de la Guilde des courtepointières d’Argenteuil depuis deux ans et ce, même si elle réside dans le secteur St-Janvier de Mirabel. Qu’est-ce qui l’a incitée à se joindre à cette guilde plutôt qu’à une autre?

« L’expertise! Il y a une expertise dans cette guilde que je viens chercher, répond-t-elle sans hésitation, précisant qu’elle est aussi membre d’autres guildes. Ce qui m’attire dans la courtepointe, ce sont les tissus. Depuis je suis petite, j’ai eu la chance de tomber là-dedans à travers mes tantes. Je me suis faite ma première robe à l’âge de 7 ans! »

La variété des tissus, leurs couleurs, les agencements qui sont possibles de réaliser sont autant de raisons pour elle de faire des courtepointes. Elle indique aimer faire tous les types de courtepointes et vient de se lancer dans le piquage assisté par ordinateur. Cependant, retrouver les autres membres de la Guilde lors des rencontres hebdomadaires fait aussi partie des éléments qu’elle aime.

« Ça devient des amies. On a la même passion alors ça devient facile de communiquer, de partager, dit-elle. Des fois, on est censé travailler sur nos projets mais à la place, on ne fait que jaser! On s’organise même pour aller visiter d’autres expositions. »

Elle ajoute être fière de présenter ses créations au grand public à travers cette exposition. « Les gens qui viennent apprécient notre travail et s’intéressent à ce que l’on fait. Il y en a sûrement qui viennent pour en savoir plus sur les courtepointes. Chacune d’elle est précieuse et a une histoire. Ce sont des souvenirs impérissables. »

La Guildes courtepointières d’Argenteuil tient ses rencontres tous les lundis, de septembre à juin, de 9h à 14h, à la salle communautaire de l’église presbytérienne Margaret-Rodger Memorial de Lachute (463, rue Principale). La Guilde s’implique aussi dans la communauté, notamment en créant des sacs et des couvertures pour les patients de l’hôpital de Lachute qui y reçoivent des traitements de chimiothérapie. La Guilde réalise aussi une à deux courtepointes par année pour l’organisation Quilts of Valor, qui les remet à des vétérans des Forces armées canadiennes.

Pour en savoir plus sur la Guildes des courtepointières d’Argenteuil, écrivez au courtepointièresdargenteuil@gmail.com.

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