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Membre du comité organisateur et participant à la vitrine du festival pour les chanteurs amateurs, Jean-François Crépault a été invité par Johanne Blouin à partager la scène avec elle, le temps d’une chanson. (Francis Legault, EAP)

Où était le public à Argenteuil en blues?

La 10e édition d’Argenteuil en blues s’est conclue le 13 septembre dernier au parc Barron de Lachute. Malgré une programmation intéressante, les organisateurs se posaient une question au terme du festival : où était le public?

« Le festival a roulé comme sur des roulettes : on a eu des bénévoles en or et on a eu des shows écoeurants, vraiment bons!, lance le président de l’événement, Jean-Patric Blain. Cependant, il manque le public. »

L’assistance totale des spectacles payants n’a pas été dévoilée. Cependant, lors de la dernière prestation du festival, celle de Johanne Blouin en milieu de soirée le samedi, un peu plus d’une centaine de spectateurs étaient assis pour voir son spectacle De Félix à aujourd’hui selon les estimations de L’Argenteuil.

Selon monsieur Blain, différents facteurs pourraient expliquer le manque d’achalandage de l’événement qui a été déplacé en septembre au lieu de se tenir en août, comme lors des précédentes éditions. La tenue de Lachute en fête plus tôt en juillet, avec une programmation entièrement gratuite, n’aurait pas aidé.

« Ça ne nous aide pas car il y a des gens qui arrivent sur le site en pensant que ça va être gratuit comme à Lachute en fête, constate-t-il. Les gens ne comprennent pas que ce n’est pas la Ville de Lachute qui organise Argenteuil en blues mais bien un organisme à but non lucratif. On essaie d’amasser de l’argent pour aider des jeunes de la région mais si les gens ne se présentent pas, on ne peut pas amasser cet argent. »

Avec une passe à 45$ donnant accès aux trois jours du festival, on pourrait croire que cela amadouerait le public. « Des gens nous disent que c’est trop cher, déplore monsieur Blain. Ben voyons, c’est 45$ pour trois jours de festival! Ailleurs, les gens vont payer 50$ pour un seul show. »

La construction sur la rue Principale lachutoise pourrait aussi avoir eu un impact théorise-t-il. Des spectacles gratuits sur les terrasses du centre-ville avaient lieu durant le festival mais les bruits de la machinerie lourde ont quelque peu gâché l’ambiance.

« En fait, je ne sais pas ce qui peut expliquer [le manque de public], dit-il. On a peut-être été tardif avec la publicité mais je suis encore en train de réfléchir. Je ne sais pas pourquoi ça s’est passé comme cela. »

Le président de l’organisation retire cependant plusieurs éléments positifs de cette 10e édition d’Argenteuil en blues. Un appel à l’aide l’an dernier afin de voir plus de gens impliqués bénévolement dans l’événement semble avoir été entendu, pour le plus grand plaisir de monsieur Blain. Quant à la qualité des spectacles offerts, il se dit fier de ce que le public présent a pu expérimenter.

« Malgré tout, ça bien été, on a eu de beaux spectacles et le public qui était là est venu me voir pour me remercier. C’est important mais ça aurait été bien d’avoir plus de public. »

Monsieur Blain a tenu à souligner l’appui de Stéphane Lauzon dans l’obtention de subventions au niveau fédéral ainsi que de tous les commanditaires de l’événement.

Plaisirs sur scène

Outre les spectacles payants, une programmation gratuite était aussi offerte. Il y a également eu une vitrine pour les groupes ainsi qu’un autre pour les chanteurs.

Parmi ceux-ci, Julie St-Germain, d’Otterburn Park, et Jean-François Crépault, Lachutois membre du comité organisateur du festival, ont tous les deux prix part à cette vitrine. « C’était une expérience très plaisante, raconte monsieur Crépault, qui a aussi pu faire un duo sur scène avec Johanne Blouin. Je participe aux jams qui ont lieu chaque vendredi soir au bistro Namasté alors pour moi, c’était comme si j’y revenais. C’était bien plaisant de monter sur la scène. »

« Moi, j’ai participé au Festival de blues de la Montérégie où j’ai rencontré Jean-Patric Blain qui m’a invitée ici, mentionne pour sa part madame St-Germain. Être dans un festival, il y a comme une énergie qui nous fait dire qu’on est tous dans la même famille. C’est plaisant et on a vécu ça encore tantôt sur scène. »

Tous deux ont indiqué être intéressés à revenir l’an prochain pour la 11e édition d’Argenteuil en blues.

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