Le Centre d’art d’Argenteuil présente sa première exposition de 2026 jusqu’au 22 février prochain. Intitulée Langage visuel, elle met en vedette six artistes qui communiquent différemment à travers leur art.
Hélène Béland-Robert, Philippe Laporta, François Fillion, Joane Lusignan, Isabelle Gervasio et Eliane Rivard sont les six artistes à prendre part à cette première exposition de l’année qui a débutée le 17 janvier dernier. Peinture, photo et même design au vinyle comptent parmi les médiums utilisés.
Design au vinyle? En effet, il ne s’agit pas d’un type de médium souvent utilisé par les artistes. Mais Isabelle Gervasio, de St-Colomban, a décidé d’exploiter cette matière à travers ses œuvres qui ne sont pas sans rappeler les mandalas. Usant du même vinyle qui est habituellement utilisé pour de l’affichage dans les fenêtres de commerces, elle le découpe pour créer des œuvres géométriques.
« J’ai choisi ce médium-là car j’aime le fait qu’il puisse se couper de façon hyper précise et qui donne une découpe très nette, explique l’artiste. J’aime tout ce qui est forme géométrique. Je fais le dessin à l’ordinateur car j’aime beaucoup la précision et il n’y a qu’à l’ordinateur que l’on peut avoir un tel niveau de précision. »
Une fois le dessin complété, une machine spécialisée découpe la feuille de vinyle avant que madame Gervasio n’assemble l’œuvre dans son cadre. C’est sa formation professionnelle en design d’intérieur qui lui a donné la base pour utiliser les outils qui lui servent pour ses créations.
« C’est là que j’ai appris à marier tout ce qui est art plastique et dessin technique, raconte-t-elle. Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours été fascinée par les formes géométriques, la symétrie. Mais pendant plusieurs années, j’ai mis mon côté artistique de côté. »
En effet, il faudra attendre à 2022 où, suite à une maladie et à la suggestion de son médecin, elle se lance dans l’art-thérapie. « Ça été comme un volcan en éruption, toute cette créativité est ressortie! », lance celle qui expose pour la première fois en galerie.
La magie de la lumière
De son côté, Philippe Laporta, propose de ses photographies dans cette exposition. « La photo a toujours été une passion dans ma jeunesse mais la vie m’a emmené à plein d’autres choses, raconte-t-il. La photo a toujours été présente mais jamais avec le même esprit artistique. C’est en rejoignant un club photo à Montréal il y a une quinzaine d’années que j’ai trouvé des amis avec qui on peut échanger et partager sur notre art. Ça m’a redonné de la créativité. »
Ce Montréalais, qui possède une résidence secondaire à Gore, expose une quinzaine de ses clichés au Centre d’art. « J’expose beaucoup de paysages et j’en ai d’autres qui montrent des détails de voitures, de trucs urbains, de choses qui ont touché l’humain, explique-t-il. Il y a le côté composition graphique qui fait qu’une photo marche ou non. Il y a aussi la lumière qui fait de la magie : la photo n’existerait pas sans elle. »
Monsieur Laporta mentionne que s’il s’agit bien de sa première exposition à Lachute, il en a participé à d’autres avec d’autres collègues photographes. Cette fois-ci cependant, il expose avec des artistes qu’ils ne connaissaient pas auparavant et qui exploitent des médiums différents.
« C’est bien de faire une exposition collective comme celle-ci, ça me permet de rencontrer de nouveaux artistes, dit-il. J’aimerais que le public voit la diversité de ce que l’on peut voir autour de nous. Il faut garder l’œil ouvert quand on se promène. »
L’exposition Langage visuel se poursuit jusqu’au 22 février au Centre d’art d’Argenteuil (585, rue Principale, Lachute).




