Chez Laurent Leblond, la culture des orchidées va de pair avec une conviction.
Les pesticides chimiques n’ont pas leur place dans ses serres. Invité par la Société horticole d’Argenteuil (SHA) le 22 octobre dernier, le propriétaire de Paradis des orchidées, à Laval, a partagé son savoir sur ces plantes tout en défendant les pratiques biologiques.
Les orchidées n’ont plus de secrets pour les participants qui ont assisté à la conférence.
Durant près de deux heures, l’horticulteur a abordé la physionomie des orchidées, leurs origines et leurs besoins.
La lutte biologique contre les organismes nuisibles occupait également une place importante dans sa présentation.
Établi à Laval depuis 25 ans, le producteur refuse les pesticides chimiques, tant pour ses plantes ornementales que dans son potager. Il déplore leur utilisation excessive dans le milieu horticole.
Pour illustrer ses préoccupations, il a raconté le cas d’un commerce qui aurait organisé une activité de papillons en liberté dans une serre.
Selon son récit, tous les papillons seraient morts dans les 24 heures qui ont suivi leur relâchement. Des analyses de laboratoire auraient ensuite révélé la présence de près de 33 pesticides différents sur les insectes.
« Ce sont des substances chimiques qu’on ramène ensuite chez nous, à la maison », a-t-il affirmé, en évoquant l’exposition des familles et des animaux domestiques.
Laurent Leblond indique que ses plantes sont certifiées en lutte et en fertilisation biologiques.
Il explique avoir cessé de les vendre aux détaillants de grandes surfaces, faute de pouvoir y assurer la continuité de ces pratiques.
Plusieurs spécimens d’orchidées étaient en démonstration durant la conférence, dont certains odorants, et il était possible d’en acheter à la fin de la présentation.
Un tirage organisé par la Société horticole a également permis de distribuer des orchidées, des plantes succulentes, des accessoires de jardinage et des livres horticoles parmi les nombreux gagnants.
Personne n’est toutefois reparti les mains vides puisque, en plus des prix tirés, des membres de l’organisme avaient apporté des rhizomes, des bulbes, des plantes, des semences et des livres à partager gratuitement.
Après les orchidées, qui sont parmi les plus vieilles plantes de la planète, la prochaine conférence de la SHA le 9 décembre portera sur une autre plante préhistorique, la fougère d’extérieur avec Adamo Senécal, fondateur de Fougères Boréales inc.
Ces présentations se tiennent à la Maison de la culture de Lachute en collaboration avec la ville et sont gratuites pour les membres de la SHA.




