Le maire de Lachute et préfet de la MRC d’Argenteuil, Bernard Bigras-Denis, tentera une seconde fois d’être élu député d’Argenteuil sous la bannière du Parti libéral du Québec (PLQ) lors des élections d’octobre prochain. Le chef de la formation politique, Charles Milliard, était de passage à Lachute le 22 juin dernier pour en faire l’annonce.
On se rappellera que monsieur Bigras-Denis avait tenté une première fois d’être élu au niveau provincial lors du scrutin de 2018. Il avait alors pris le troisième rang, loin derrière l’actuelle députée sortante de la Coalition Avenir Québec, Agnès Grondin, qui a déjà annoncé qu’elle ne se représentera pas.
Les choses devraient être différentes cette fois-ci selon le candidat. « Je crois avoir acquis énormément d’expérience lors des dernières années, a-t-il dit. J’ai un réseau de contacts qui est bien différents [qu’en 2018], que ce soit à la table des préfets ou au niveau des maires du comté. J’ai toujours eu l’énergie pour travailler sur le terrain mais là, j’arrive avec une expertise bien différente de ce que j’avais auparavant. Les gens ont vu ce que j’ai été capable de livrer en cinq ans [comme maire] : c’est la même énergie que je vais mettre au niveau provincial. »
Le chef du PLQ, Charles Milliard, s’était déplacé à Lachute le 22 juin pour dévoiler le nom de quatre candidats dans autant de circonscriptions des Laurentides, incluant dans Argenteuil. Ce dernier a parlé de candidatures de grande qualité.
« Bernard est quelqu’un qui a choisi de servir sa communauté. Les citoyens de Lachute l’ont choisi comme maire, puis ses pairs l’ont choisi comme préfet de la MRC, a lancé le chef de la formation politique, en poste depuis février dernier. La question des municipalités va être très importante lors de la prochaine campagne électorale et Bernard incarne bien cette réalité. Il connaît aussi bien le milieu agricole de par la composition de la circonscription. Il a de la crédibilité dans les deux domaines. »
« Je suis grandement reconnaissant envers Charles de l’appui qu’il me donne aujourd’hui, a déclaré de son côté Bernard Bigras-Denis. J’ai confiance en son intégrité, je suis impressionné par sa maîtrise des dossiers, sa capacité d’écoute et je suis surtout fier d’avoir un leader qui a une vision pour le Québec et ses régions. »
Une voix forte
Le candidat libéral indique avoir fait plusieurs revendications en tant que maire et préfet ces dernières années pour des dossiers locaux auprès du gouvernement provincial. Il cite la sécurisation et l’élargissement de l’autoroute 50, le financement des hôpitaux dans les Laurentides, le manque de logements abordables, les infrastructures municipales et le développement économique.
« Franchement, les décisions qui peuvent façonner l’avenir d’Argenteuil et nous faire avancer se prennent à Québec mais elles n’ont malheureusement pas été prises ces dernières années, a-t-il mentionné. On n’a pas eu le leadership nécessaire pour faire avancer Argenteuil. Ça prend une voix plus forte. »
Ces derniers mois, certaines décisions gouvernementales l’ont irrité, que ce soit le retrait du Plan québécois des infrastructures du projet de construction d’une nouvelle école primaire à Lachute, la suspension du projet de construction du nouveau CHSLD de Lachute ou encore l’attente pour l’élargissement de la 50.
« Après avoir défendu notre région du gouvernement, il est aujourd’hui naturel pour moi de porter directement [la voix des citoyens] à l’Assemblée nationale, a-t-il lancé. Notre région mérite un député influent, présent et engagé, capable de faire avancer nos priorités et livrer des résultats que nos citoyens attendent depuis bien longtemps. »
Évidemment, monsieur Bigras-Denis en a profité pour lancer une flèche au Parti québécois que certaines projections placent largement en avance dans la circonscription.
« On a des communautés qui ont été négligés par la CAQ et qui ne se retrouvent pas du tout dans le plan de souveraineté du Parti québécois. On est collé sur l’Ontario, on a une communauté anglophone très forte et au niveau de la croissance économique à Lachute, 90 % de nos entreprises exportent aux États-Unis et dans l’ouest canadien. Il faut s’asseoir et regarder quelles sont les vraies priorités : les gens ont faim, ils ont de la difficulté à se loger, on n’a pas accès à des services de santé et d’éducation. Il faut travailler sur ces enjeux. »
Pas de démission
Par ailleurs, la candidature de Bernard Bigras-Denis au niveau provincial ne signifie pas qu’il quitte son poste de maire de Lachute automatiquement. Il précise qu’il prendra un congé sans solde de ses rôles de maire et de préfet lorsque la campagne électorale sera officiellement lancée. Ce n’est que s’il est élu député qu’il quittera ses fonctions au niveau municipal. La Ville de Lachute aura alors six mois suivant sa démission pour organiser une élection partielle. Autrement, en cas de défaite le 5 octobre prochain, il restera dans ses fonctions.
Le candidat libéral tient à souligner que même s’il doit quitter son poste de maire, il y aura une relève assez solide pour poursuivre le travail amorcé.
« J’ai bâti une fondation qui est forte à Lachute lors de mon premier mandat et là, on en est à monter les murs, illustre-t-il. J’ai bâti une équipe compétente qui est capable de le faire. Il y a des projets qui sont déjà partis et je suis confiant que pour le reste de la plateforme électorale, l’équipe de Vision Lachute va être capable de la livrer. Au niveau de la préfecture, le conseil des maires est d’accord d’avoir une voix plus forte à Québec pour porter les intérêts de la MRC. »
L’élection provinciale aura lieu le 5 octobre prochain.




