Le sujet de l’autoroute 50 a reçu beaucoup d’attention lors du débat électoral organisé par la Télévision communautaire d’Argenteuil (TVC d’Argenteuil) et animé par le journaliste Francis Legault.
Trois des neuf candidats dans la circonscription ont participé au débat : Émilie Jutras du Parti libéral du Québec, Pierre Nantel du Parti québécois et Julie-Andrée Numainville de l’équipe de Christine Fréchette du Coalition avenir Québec.
La soirée a permis aux candidats de répondre à des questions portant sur plusieurs enjeux locaux avant de s’interroger mutuellement. Une dernière partie était consacrée aux questions soumises par les citoyens.
La 50 revient à plusieurs reprises
Difficile de parler des enjeux d’Argenteuil sans que l’autoroute 50 ne s’invite dans la discussion. Le sujet est revenu à plusieurs reprises au cours du débat, notamment lorsqu’il a été question des relations entre les municipalités et le ministère des Transports et de la Mobilité durable.
Émilie Jutras s’est engagée à ce que le tronçon entre Mirabel et Lachute soit élargi et sécurisé au cours des quatre prochaines années.
Pierre Nantel s’est également prononcé en faveur d’un élargissement à quatre voies et a évalué les travaux à quelque 350 à 375 millions de dollars. Julie-Andrée Numainville a rappelé que la sécurisation du tronçon de 17 kilomètres entre Lachute et Mirabel était prévue d’ici 2027 et que son élargissement était priorisé à l’horizon 2032.
Lorsqu’une question du public a demandé aux candidats de nommer un seul projet prioritaire pour Argenteuil, Nantel a de nouveau choisi l’autoroute 50, qu’il a liée à la sécurité, au développement économique ainsi qu’à l’accès aux services de santé et d’éducation. Jutras a plutôt choisi les écoles, considérant avoir déjà clairement exprimé son engagement concernant la 50.
Santé et éducation
La santé a également occupé une bonne partie des échanges. Les candidats ont notamment discuté de l’avenir de l’Hôpital d’Argenteuil, du projet de maison des aînés, des soins à domicile et de l’accès aux services de proximité.
Numainville s’est engagée à maintenir les services actuellement offerts à l’Hôpital d’Argenteuil et à en augmenter le nombre. Nantel a insisté sur la nécessité d’obtenir davantage de financement pour les services de santé dans les Laurentides, tandis que Jutras a proposé de ramener davantage d’infirmières, de médecins et de travailleurs sociaux dans les CLSC afin de limiter les déplacements vers Saint-Jérôme ou d’autres centres.
Les infrastructures scolaires ont également retenu l’attention. L’ajout prévu de classes modulaires à la polyvalente Lavigne, la demande pour une nouvelle école secondaire et le projet de rénovation de l’ancienne école Saint-Julien ont été abordés. Jutras a également soulevé la perte du programme anglophone à l’école Saint-Julien.
ALTO et les terres agricoles
Le projet de train à grande vitesse Alto a donné lieu à des positions différentes chez les trois candidats.
Pierre Nantel s’est opposé au projet tel qu’il est actuellement présenté, évoquant notamment son coût et les conséquences possibles sur les terres agricoles.
Émilie Jutras s’est dite favorable au transport collectif, mais a affirmé ne pas vouloir sacrifier des terres agricoles pour le projet. Julie-Andrée Numainville a soutenu qu’un projet ne pourrait aller de l’avant sans acceptabilité sociale, tout en estimant que le Québec devait demeurer à la table des discussions avec le gouvernement fédéral.
D’autres enjeux locaux
Le logement, les infrastructures municipales, l’accès aux plans d’eau et les nouvelles cartes de zones inondables ont également été abordés durant le débat.
À plusieurs reprises, les échanges sont revenus sur les difficultés des municipalités à faire avancer certains dossiers auprès du gouvernement du Québec. Les trois candidats ont dit vouloir accorder davantage d’autonomie aux municipalités et aux MRC et d’améliorer leur collaboration avec Québec.




