Le 5 juillet, une fête surprise a été organisée au restaurant Eatalya de Lachute afin de souligner le départ du père Hirlando Ibanez Salomon, prêtre modérateur de la paroisse Ste-Anastasie, vers une autre paroisse à Ste-Thérèse. Il officiait également à l’église St-André-Apôtre de St-André-d’Argenteuil. Plus de 80 convives, incluant l’évêque de St-Jérôme/Mont-Laurier Mgr Raymond Poisson, ont assisté à l’événement durant lequel les marguilliers ont offert un calice et une patène au père Hirlando. Un hommage lui a également été rendu dont nous reproduisons le texte ci-dessous.
Cher Père Hirlando,
Il y a six ans, vous franchissiez pour la première fois le seuil de notre paroisse. Aujourd’hui, alors que l’heure du départ a sonné, nous portons un regard rempli de gratitude et de beaucoup de sourires sur le chemin parcouru à vos côtés. Qui aurait cru qu’il y avait autant de courage, de résilience et de dynamisme cachés dans ce « petit homme » ? Votre côté frondeur et votre grand sourire vous ont permis de faire votre place en un rien de temps dans notre communauté. Bien que six années puissent paraître courte dans une vie, l’empreinte que vous laissez parmi nous est, profonde et durable.
Un homme de terrain, un pasteur et un gestionnaire attentif
Dès votre arrivé, vous avez su prendre à bras-le corps les défis de notre communauté. Nous tenons à souligner votre rigueur et votre vision dans la gérance de la paroisse. Grâce à votre doigté, les finances et l’administration ont trouvé un équilibre rassurant. Vous avez prouvé qu’on pouvait porter la bure avec l’esprit d’un bâtisseur, veillant sur notre patrimoine avec autant de soin que sur nos âmes. Votre passage a été marqué par une collaboration exemplaire avec les marguilliers. Vous avec su écouter consulter et décider avec une sagesse qui a facilité le travail de tous. Vous êtes un homme d’action qui ne craint pas de se salir les mains ! Combien de fois vous a-t-on vu sortir les poubelles ou travailler à genoux dans les platebandes pour y planter des fleurs ?
Cette implication s’est aussi traduite par une gérance remarquable de la paroisse et de ses finances. Avec les marguilliers, vous avez fait un travail formidable. On pense notamment à votre initiative pour la réfection des fenêtres de l’église, ou encore à votre gestion stricte et rigoureuse de l’héritage laissé par le regretté père Clément Laurin. Grâce à vous, la paroisse est solide. Vous avez su prouver que vous étiez un pasteur et un gestionnaire attentif.
Le sens de l’accueil, au cœur de l’humain
Mais au-delà des chiffres et des dossiers, c’est votre humanité qui nous a le plus touchés. Avec les paroissiens, vous n’avez pas été qu’un célébrant lointain : vous avez été un visage familier, une oreille attentive et un sourire réconfortant.
– Vous avez su tisser des liens authentiques brisant les barrières pour aller à la rencontre de l’autre.
– De vos échanges sont nés de belles et sincères amitiés qui, nous l’espérons survivront à la distance.
– Votre capacité à unir la communauté restera pour nous un modèle de fraternité.
S’il y a bien une chose que les paroissiens appréciaient par-dessus tout, c’était votre entrée en scène. Lors de votre procession de début de messe, vous vous faisiez un devoir de saluer individuellement chaque paroissien d’un signe de la main. C’était votre signature, une marque de proximité qui touchait tout le monde.
Vous avez su tisser des liens profonds et de belles amitiés, notamment avec vos secrétaires… même si, il faut bien l’avouer, votre façon d’écorcher gentiment certains mots de français les a fait rigoler plus d’une fois !
Quelques souvenirs impérissables…
Puisque nous célébrons votre départ dans la joie, impossible de passer sous silence ces moments qui resteront gravés dans les annales de la paroisse :
• La première semaine : Dès votre arrivée, nous avons testé votre sens de l’humour en vous servant une bière… avec une paille! Vous avez trouvé ça bien drôle, et nous avons su à ce moment-là qu’on allait bien s’entendre.
• La fameuse messe espagnole: Vous aviez tout organisé pour célébrer la fin des récoltes à l’église St-Benoit. Le jour J, nous arrivons à l’église : un silence de cathédrale… personne. Le père Hirlando s’était tout simplement trompé de semaine! Pas besoin de vous dire qu’il n’y pas eu de messe en espagnol cette journée-là.
• Le coup d’éclat du confessionnal : Un soir, alors que vous étiez en train de confesser dans le recueillement le plus total, la porte d’accès de l’église s’est décrochée de ses gonds, s’abattant dans un bruit de tonnerre fracassant. Malgré les efforts héroïques de deux personnes pour retenir la porte, le mal était fait. Inutile de dire que ce soir-là, le curé était furieux que l’on vienne ainsi perturber le secret de la confession avec un tel vacarme !
Père Hirlando,
Derrière l’humour et les anecdotes se cache un pasteur au grand cœur qui a profondément marqué notre communauté en seulement six ans. Vous laissez derrière vous des finances saines, des fenêtres restaurées, des fleurs bien plantées, mais surtout, une communauté unie qui vous aime.
Vous partez vers de nouveaux horizons, et nous ne doutons pas que votre futur ministère sera tout aussi fécond, vivant et coloré. Vous emportez avec vous nos prières, nos éclats de rire et toute notre affection. Merci d’avoir été, pendant ces six années un conseiller et surtout notre ami.
Bonne route, Père Hirlando, et merci pour tout !
Les Marguilliers et les paroissiens
Paroisse Ste-Anastasie




