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Josée Colas (à gauche) est l’une des deux récipiendaire d’Argenteuil du Prix Hommage-Bénévolat Québec 2026. Elle est en compagnie de la sous-ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Annick Laberge. (Photo fournie)

Le don de soi de Josée Colas

Le mois dernier, pas moins de 19 personnes ont été honorées par le gouvernement provincial en raison de leur grande implication bénévole dans la communauté. Or, parmi tous ces récipiendaires du prix Hommage bénévolat-Québec 2026, deux d’entre eux provenaient d’Argenteuil. Après vous avoir présenté Lisette Gauthier dans notre précédente édition, nous vous présentons cette semaine Josée Colas, une résidente de Grenville-sur-la-Rouge qui s’implique non seulement dans la francophonie internationale mais aussi auprès des familles qui ont des enfants atteints de diabète juvénile.

Cela fait plus de 30 ans que madame Colas œuvre comme bénévole dans diverses causes. Elle a notamment été présidente de la Fédération canadienne des directions d’école francophone et s’est impliquée auprès du Café-partage d’Argenteuil ainsi qu’au Camping de la Rouge dans la municipalité où elle réside.

« Je me suis toujours impliquée dans ma communauté, dit-elle lorsque jointe par L’Argenteuil. Le bénévolat, c’est de l’engagement et de la motivation. Ce sont les deux principaux piliers. »

Depuis quatre ans maintenant, elle agit comme coordonnatrice bénévole pour la branche québécoise de Francophonie sans frontières, une organisation internationale ayant pour objectifs la promotion de la mobilité, des échanges et de la coopération dans l’espace francophone. C’est d’ailleurs cette organisation qui a posé sa candidature pour le Prix Hommage-Bénévolat Québec.

« Je suis enseignante et j’ai été directrice d’école. J’ai toujours travaillé dans le monde de l’éducation, raconte celle qui travaille à l’École secondaire catholique régionale de Hawkesbury. Pour moi, la langue française est une véritable identité. »

Il faut dire que Josée Colas a vécu dans de nombreux pays : née en Allemagne d’un père haïtien et d’une mère canadienne, elle a grandi au Saguenay, au Nouveau-Brunswick, à Paris, en Haïti… Dans ce mélange de culture dans lequel elle baigne, la langue française est un élément d’identité culturelle.

« Il y a différents types de français. Par exemple, en Afrique, il y a plusieurs pays francophones, rappelle-t-elle. Il faut voir comment cette francophonie peut tisser des liens durables à travers plusieurs axes, comme la société civile, l’environnement, la culture… »

Continuer à s’impliquer

Josée Colas annonce qu’à la fin de la présente année scolaire, elle va prendre une retraite bien méritée. Mais cette retraite professionnelle ne signifie pas qu’elle va cesser de s’impliquer bénévolement.

« Je viens d’être diplômée de l’Université de Montréal pour travailler dans des organisations humanitaires, lance-t-elle. Je veux me consacrer à ça ainsi qu’à la rédaction d’un livre, un roman. »

Parallèlement, elle compte continuer à exploiter son gîte Terre Mère, en bordure de la rivière des Outaouais et qui compte deux chalets. Or, ce gîte, son bébé comme elle le décrit, comporte un volet de bénévolat.

« Je suis sur différentes plateformes au niveau touristique mais je suis aussi partenaire avec l’Association québécoises des diabétiques de type 1 (AQDT1), explique-t-elle. On offre des répits pour les familles qui ont des enfants atteints de diabète de type 1, soit le diabète juvénile. C’est une maladie qui donne une lourde charge, une lourde responsabilité à gérer. »

Madame Colas sait de quoi il en retourne : sa fille Alexandra a reçu un diagnostic de diabète de type 1 à l’âge de 18 mois. Elle en est décédée il y a sept ans, à l’âge de 30 ans.

« On a reçu deux familles ensemble l’an dernier et cela ne leur a rien coûté, raconte-t-elle. On amasse des fonds, notamment avec des spectacles-bénéfice, pour aider ces familles. Il y a aussi une partie des profits de Terre Mère qui servent à financer des projets humanitaires. Ce n’est pas une entreprise commerciale mais bien une entreprise solidaire! »

Quant au prix qu’elle a reçu, elle mentionne combien celui-ci souligne non seulement on implication personnelle mais aussi celle de nombreux autres bénévoles qui oeuvrent au sein de Francophonie sans frontière.

« Si j’ai reçu ce prix, c’est grâce à mon équipe. On est tous des bénévoles, ça représente encore un défi plus grand, admet-elle. Ça prouve que le travail d’équipe porte ses fruits. En allant à la cérémonie, j’ai rencontré d’autres bénévoles et ça m’a fait du bien. On voit qu’il y a encore des gens qui sont solidaires et qui sont dévoués. »

Pour plus d’informations sur le gîte Terre Mère de Grenville-sur-la-Rouge, visitez le terremere.ca.

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